Conseil départemental de la Vendée

L'or blanc vendéen

Publié le 05/10/2012 à 15:05
Modifié le 12/10/2012 à 11:06
Au coeur des marais salants, les sauniers vendéens, soutenus par le Département, perpétuent leur savoir-faire.

Chercheur d’or blanc à l’Ile d’Olonne

Séduit par le métier de saunier, Samuel Poupin, âgé de vingt-huit, s'est installé à l'Ile d'Olonne, il y a trois ans. Rencontre avec un chercheur d'or.   

« C'est un métier à part, explique Samuel Poupin, saunier à l'Ile d'Olonne. Nous ne sommes pas artisans mais agriculteurs car nous récoltons un produit noble, le sel. Notre profession est une niche. J'ai été séduit par ce métier qui concilie entreprise, respect de l'environnement et restauration d'un patrimoine. Le marais salant que j'exploite était à l'abandon depuis cinquante ans ! »   

Diplôme en poche, le jeune homme bénéficie des aides à l'installation, dont celle du Département, et se lance comme saunier indépendant.  

Le savoir-faire des sauniers vendéens   

Soucieux de perpétuer le savoir-faire vendéen, Samuel Poupin et son associé exploitent le sel en suivant une méthode ancestrale, transmise de génération en génération. Ils récoltent à la main pour faire naître un sel de qualité et pour mettre en valeur le marais salant, joyau du patrimoine vendéen.  

« La sauvegarde et la réhabilitation des marais attirent les promeneurs et les touristes, souligne Gérard Faugeron, conseiller général du canton des Sables d'Olonne. Les Vendéens et les touristes apprécient de pouvoir s'approvisionner en sel au cœur des marais, mais ils viennent aussi pour visiter l'exploitation, profiter des explications des sauniers ou pour acheter du sel tout en profitant de la beauté des paysages. ».   

Les visiteurs apprécient d'autant plus cette halte que le sel et les autres produits, comme le caramel à la fleur de sel, la salicorne ou encore le sel aromatisé, sont transformés sur place. Tout est issu du local. Les herbes et les épices utilisées, par exemple, proviennent quasiment toutes de producteurs locaux. Les paniers en osier sont quant à eux fabriqués, à la main, par un retraité des environs.   

« Nous sommes aujourd'hui quatre sauniers à l'Ile d'Olonne, perpétuant la tradition, explique Samuel Poupin, tout en désignant les autres cabanes à sel visibles à quelques mètres de la sienne. Nous nous connaissons très bien. Benoît est mon associé, Yoann a suivi la même formation que moi et André, quatre-vingt-six ans, saunier depuis l'âge de treize ans, nous a transmis à tous la passion et le savoir-faire. »   

Samuel a effectué ses « jobs » d'été, il y a quelques années, chez André, son actuel voisin saunier. Il lui a enseigné le métier de saunier qui fait de la Vendée, l'une des seules régions de France où le sel est encore récolté à la main. 

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