Conseil départemental de la Vendée

Races vendéennes, le meilleur de l’élevage

Publié le 05/10/2012 à 14:57
Modifié le 12/10/2012 à 08:08
Territoire rural, à l’agriculture dynamique et innovante, la Vendée a développé des races qui sont devenues, pour la plupart, des musts en matière d’élevage.

Marcel Vattier, collectionneur de volatiles : les réservoirs de la diversité

Depuis plus de 20 ans, Marcel Vattier, élève une collection d'oies, de poules et de canards. Aujourd'hui, à quelques kilomètres de La Roche-sur-Yon, il en élève environ 200. Un hôtel de luxe pour volatile d'ornement ou en voie de disparition. C'est dans un parc ombragé et agrémenté de plusieurs pièces d'eau qu'il élève ses animaux. Rencontre avec ce passionné de l'élevage.   

Depuis plus de 20 ans vous élevez des canards et des oies dans votre jardin. Que pouvez-vous dire de votre élevage ?   

Aujourd'hui, j'ai à peu près 200 animaux, soit une trentaine d'espèces de volatiles, oies, poules et canards. Cette année, j'ai acheté un trio de dindons à tête bleue des Ardennes, deux femelles et un mâle. Toutes ces bêtes, je les élève dans 5 500 m2 de terrain. J'ai à peu près cinq enclos différents dans lesquels je mets les animaux en fonction de leur taille et de leurs aptitudes à vivre en société. C'est là l'un des enjeux de mon élevage, permettre à tous ces animaux de vivre en parfaite harmonie.    

     

Pourquoi élevez-vous tous ces animaux ?   

Pour répondre à ma passion ! Mais aussi permettre à certaines races qui se font rares de ne pas disparaître. Aujourd'hui, les races d'élevages tendent à effacer les races secondaires. C'est très dangereux. Nous ne devons pas perdre tout le patrimoine génétique de ces races secondaires. Il faut pouvoir en cas de crise des races majeures, trouver un autre patrimoine génétique. Les petits élevages comme le mien sont de précieux réservoirs pour la diversité et la survie des espèces.    

     

Plus de 200 volatiles en plein air. Comment faites-vous pour maintenir tous ces oiseaux dans vos enclos et à l'abri des prédateurs ?   

De l'extérieur, ils ont plusieurs prédateurs. Contre les renards, j'entoure les enclos de fils électriques. Mais les principaux prédateurs sont les corbeaux et surtout les rats. Les corbeaux attaquent les poussins. Pour cette raison, je retire les petits dès leur naissance pour les élever à l'abri. Les rats sont beaucoup plus pernicieux. Ils s'installent sous les nids et dès qu'ils entendent les petits crier dans les coquilles, ils les mangent. Enfin, pour ce qui est des maladies, un vétérinaire vient tous les ans contrôler mes animaux et tous les mois en cas de risque de grippe aviaire. 

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