Conseil départemental de la Vendée

Faune et flore, de belles et fragiles créatures

Publié le 05/10/2012 à 14:55
Modifié le 11/10/2012 à 18:26
Avec les beaux jours, arrivent les multiples occasions de découvrir la richesse de la nature vendéenne.

Une nature riche et variée

L'une des principales caractéristiques de la nature vendéenne est la diversité de ses éléments. En effet, on y trouve des zones aussi différentes que le bocage, le littoral, les plaines, ou encore les marais. Chacun de ces éléments possède et attire de nombreuses variétés de plantes et d'animaux. De plus, le département est situé sur l'un des principaux couloirs migratoires Nord-Sud. C'est ainsi que de nombreuses espèces d'oiseaux y passent ou y résident au cours de leurs migrations. Voici quelques exemples parmi tant d'autres de cette diversité naturelle.     

      

Le chevreuil 

Animal de forêt, le chevreuil a été longtemps rare dans le département. Ils sont environ 7 000 aujourd'hui, contre 300 il y a 30 ans. C'est en partie dû à leur bonne adaptation aux évolutions agricoles, en particulier aux cultures céréalières qui leur offrent une nourriture très riche. Désormais, la chevrette donne naissance à deux ou trois petits au lieu d'un ou deux auparavant. On les trouve aussi bien dans le Marais Poitevin que dans les prés-salés de la baie de l'Aiguillon. Le chevreuil, comme un grand nombre d'animaux sauvages est plus facilement observable de nuit.    

   

   

  

   

   

   

La chouette chevêche

D'une envergure inférieure à cinquante centimètres, la chouette chevêche est l'un des plus petits rapaces nocturnes. Sédentaire, elle choisi pour habitat les cavités, les arbres creux ou les anfractuosités. Ses très beaux yeux jaunes, très perçants lui permettent de chasser de nuit à la vue. Espèce très connue, la chouette chevêche est désormais un oiseau de plus en plus rare, en effet c'est avec de grande difficulté qu'elle trouve où se loger et de quoi se nourrir.    

   

   

    

    

    

    

   

Le buzard cendré

Oiseau de plaine, le buzard cendré est plus présent dans le sud du département et dans le marais breton où l'on trouve une centaine de couples. Le buzard cendré est le plus petit et le plus gracile des quatre buzards européens. Grand planeur d'un mètre d'envergure, virtuose de l'acrobatie il a un vol très souple et très léger. Le rapace migre en France autour du mois d'avril pour la nidification. La femelle pond ses œufs dans un nid fabriqué à même le sol dans les champs de céréales, ce qui représente un grand danger pour les jeunes qui naissent au moment des récoltes. Vers le mois de septembre ils retournent dans les zones tropicales d'Afrique.    

   

    

   

   

   

   

Le loriot

De la taille d'un merle, le loriot aux couleurs éclatantes, jaune bouton d'or et noir, est plus entendu que vu. Installé au plus haut des futaies, notamment des peupliers, il se fait invisible. C'est son chant remarquablement beau et mélodieux qui trahit sa présence. Il arrive dans nos contrées au moment du mois de mai, s'y installe pour sa reproduction et repart de nuit pour l'Afrique tropicale dès le mois d'août. Plutôt rare, cet oiseau se trouve un peu partout sur le territoire vendéen notamment à la Cité des Oiseaux où trois couples ont élu domicile.    

   

   

   

   

   

   

   

La cigogne blanche

La présence de la cigogne blanche augmente chaque année dans le département. Originaire d'Afrique, cet oiseau échassier migre vers l'Europe quand les beaux jours arrivent et s'installent dans leur nid pour la période de reproduction. Un nid, qui est la plupart du temps, le même d'année en année. À la fin de l'été, ils repartent vers leurs pays d'origine. On a pourtant observé cet été, à la ferme de Choisy à Saint-Michel-en-l'Herm, un couple de cigognes qui n'a pas migré. La douceur de notre hiver les a sûrement satisfaits.
   

   

   

    

   

   

   

  

La loutre

La loutre vit dans les zones humides. Elle peut peser jusqu'à 12 kg et mesurer 1,20 

m de long avec sa queue. Bonne nageuse, elle peut atteindre les 12 km/h à la nage et rester huit minutes sous l'eau. En Vendée, elle est présente sur tous les grands bassins des principaux cours d'eau, sur les estuaires et dans les marais. Espèce nocturne et difficilement observable, la loutre reste très mystérieuse. On note sa présence grâce aux épreintes qu'elle laisse en évidence pour marquer son territoire. L'espèce, devenue rare, est aujourd'hui protégée.    

  

  

  

  

  

    

La genette

La genette est un petit carnivore de la taille d'un chat, caractérisé par un corps effilé, de courtes pattes et une tête fine et allongée. C'est un magnifique animal au pelage gris tacheté de noir, avec une queue touffue qui présente 9 à 12 anneaux noirs et gris. En Vendée, elle se trouve surtout dans le bocage et les marais boisés. Discrète elle est rarement observée car elle n'est active que la nuit. En journée, elle gîte dans une cavité d'arbre. Elle se déplace dans les branches avec une grande agilité utilisant sa queue comme balancier. Protégée, elle est cependant victime du trafic routier et de la destruction de son habitat lié à l'arrachage des haies. Le maintien des arbres taillés en “tétard” et du maillage bocager est essentiel pour sa survie.    

  

  

  

  

  

La chauve-souris

En Vendée, vingt espèces de chauves-souris ont été recensées. La plus petite est la Pipistrelle commune, de 3 à 8 g et de 20 cm d'envergure. La plus grande est le Grand Murat, 20 à 40 g et 35 à 45 cm d'envergure. Au printemps, les chauves-souris quittent leur gîte dès le crépuscule à la recherche des insectes dont elles se nourrissent. Chaque nuit une chauve-souris consomme environ un tiers de son poids en insectes, elles tiennent un rôle d'excellent insecticide naturel. Dans le Sud de la Vendée, un site d'importance nationale regroupe jusqu'à 2 200 chauve-souris chaque hiver. Toutes les espèces de chauve-souris sont protégées.
   

  

  

  

    

Renoncule à feuille d'ophioglosse

  

Caractéristique des prairies humides cette renoncule à feuille d'ophioglosse est présente dans le marais poitevin. Elle fleurit du mois de mai au mois d'août. En raison du drainage des zones humides, cette fleur qui se raréfie en France fait l'objet d'une protection nationale.
    

  

  

  

  

  

  

  

    

Fritillaire pintade  

Présente dans la réserve de Nalliers/Mouzeuil-Saint-Martin, la fritillaire pintade  

est une espèce devenue très rare et classée parmi les espèces très protégées, elle est interdite à la cueillette. Elle mesure entre 20 et 40 cm de haut et possède un bulbe globuleux qui contient des alcaloïdes vénéneux. Les fleurs solitaires sont groupées par deux ou trois et apparaissent entre mars et mai. Elle est un indicateur de milieu humide. 

    

  

  

  

    

    

   

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