Conseil départemental de la Vendée

Services à la personne : une aide appréciée en Vendée

Publié le 05/10/2012 à 14:55
Modifié le 22/06/2023 à 11:50
De plus en plus de particuliers se lancent dans le service à la personne. Certains bénévolement, par le biais d’associations, d’autres dans un cadre privé. Ils viennent en renfort du réseau déjà dense mis en place grâce à l’action du Conseil Général en faveur de l’aide à domicile.

Denis Langlois, famille d’accueil et cuisinier à domicile

Dans la famille de Denis Langlois, l'aide à la personne est une seconde nature.   

   

Sa femme s'occupe des enfants en situation de détresse sociale, lui cuisine à domicile et ensemble, ils accueille une personne âgée dépendante à leur domicile. « Nous avons chez nous notre mamie depuis 2004. À l'époque, nous avions du temps libre, de la place dans la maison. C'était dommage de ne pas en faire profiter quelqu'un qui en avait besoin. »      

Cette solidarité, Denis Langlois reconnaît qu'il y avait plusieurs façons de la mettre en pratique, via des établissements, des associations. Lui a choisi d'ouvrir son domicile et d'intervenir directement chez les gens. « C'est difficile à expliquer pourquoi nous faisons cela. En effet, les contraintes sont importantes. Mais derrière, il y a toujours une grande satisfaction personnelle : celle de servir et de se rendre utile aux autres. »     

Chez lui, il essaie donc de recréer un environnement familial. « Pour les personnes âgées que nous accueillons, c'est important : elles gardent certains repères, et savent que nous sommes là en cas de problème. » Depuis quelques mois, il travaille également pour obtenir le même agrément que son épouse : « Elle peut également s'occuper des enfants. Je fais les démarches pour pouvoir l'aider, me consacrer à plein à cette tâche avec elle. »     

Avec comme ambition de redonner aux enfants qu'ils accueilleront un toit et un modèle social, pour qu'ils se créent de nouveaux repères. Déjà, ils accueillent une jeune fille, Natacha. En attendant de pouvoir se consacrer à ceux dont les familles ne peuvent plus s'occuper, soit parce que les parents ont démissionné, soit parce qu'ils sont dans une situation sociale trop difficile, il cuisine à domicile.     

« Cette démarche est différente : je suis cuisinier de formation, c'est ma passion. » Dans son carnet d'adresses, on trouve tous types de personnes. « Je ne m'adresse pas qu'aux ménages fragilisés. L'an dernier, j'ai préparé les repas d'une famille qui ne voulait pas s'embêter à faire la cuisine pendant les vacances. Je m'adresse en fait autant à ceux qui ne peuvent plus cuisiner qu'à ceux qui n'en n'ont pas envie. »     

Il ne veut surtout pas qu'on le confonde avec un de ces chefs étoilés qui investissent parfois les fourneaux d'une famille aisée. « Je ne suis ni restaurateur ni traiteur. Les clients me payent en chèque emploi service, en fonction du temps passé chez eux. Je ne fais pas de bénéfice sur les ingrédients : j'offre vraiment un service. Et ça me permet de faire des rencontres intéressantes avec des personnes vraiment différentes. »