Conseil départemental de la Vendée

Ma Vendée j'y tiens !

Publié le 30/06/2014 à 16:30
Modifié le 08/07/2014 à 16:41
Pourquoi 86% des Vendéens se déclarent attachés à la Vendée et 80% souhaitent que le Département garde ses compétences ?

Les raisons sont multiples. Découvrez-les à travers ce dossier.

"J'appelle tous les Vendéens à se mobiliser"

Le projet de réforme territoriale du Gouvernement fait peser un vrai danger sur l’avenir de la Vendée et le quotidien de tous les Vendéens. Face à cette perspective, Bruno Retailleau nous fait part de ses inquiétudes, mais aussi de sa détermination. 

  

Le Gouvernement estime que les Conseils Généraux coûtent trop cher ? Que répondez-vous à cela ?

Que c’est l’hôpital qui se moque de la charité ! Je rappelle que c’est l’État, qui finance ses dépenses de fonctionnement en empruntant. Je rappelle que la totalité de la dette des collectivités locales ne représente que 8 % de la dette française. Alors, qui vit à crédit, qui creuse le déficit ? À l’évidence, le Gouvernement fait des Conseils Généraux les boucs-émissaires de ses propres insuffisances.    

    

Mais cette réforme des collectivités permettra de réaliser tout de même des économies ?

Non. D’abord parce qu’il faudra toujours construire des routes ou verser le RSA. Ce dont on nous parle, c’est juste d’un transfert des personnels vers d’autres collectivités, comme la Région qui emploiera donc plus de 15 000 personnes, or on sait très bien que de grosses structures ne génèrent pas de grosses économies, mais au contraire de grosses dépenses. Ce projet, c’est donc un faux procès mais qui crée deux vraies victimes : la Vendée et les Vendéens.    

    

Justement, en quoi cette réforme menace-t-elle le département ?

Le succès de la Vendée repose sur deux leviers : l’identité et la proximité. Supprimer le Département, c’est briser ces deux leviers. L’identité, c’est elle qui a forgé notre tempérament. Les Vendéens ne sont pas des héritiers ; nous ne sommes pas nés avec une cuillère d’argent dans la bouche. C’est grâce à notre « obstination têtue » comme disait Clemenceau, que nous avons construit ce que nous sommes et ce que nous avons. Dans les moments douloureux comme Xynthia ou les moments joyeux comme le Tour de France. Je crois que le Conseil Général est le mieux à même de fédérer toutes ces énergies quand le besoin s’en fait sentir.    

    

Et la proximité ?

Les Vendéens connaissent leur conseiller général. Avec leur maire, c’est l’élu vers lequel ils se tournent le plus facilement. Si tout est géré depuis Nantes, nous perdrons forcément en efficacité. Un exemple : aujourd’hui, le sud Vendée est représenté au Conseil Général par 8 élus, c’est-à-dire le quart de l’assemblée. Que pèsera la voix du sud Vendée si elle n’est entendue que depuis Nantes ?     

     

Vous insistez aussi sur le rôle économique du Conseil Général…

Là encore, ce n’est pas moi qui le dit mais les chefs d’entreprises et les Vendéens eux-mêmes ! 80 % d’entre eux jugent que l’action économique du Département est efficace. En développant le réseau routier, en créant les Vendéopôles, le Conseil Général a été un accélérateur de croissance. D’ailleurs, un territoire, c’est comme une entreprise : quand vous délocalisez le centre de décision, à terme vous délocalisez l’activité. S’il n’y avait pas eu le Département, avec d’autres bien sûr, pour se battre aux côtés des cadres et des employés de Fagor Brandt, nous n’aurions pas sauvé les usines vendéennes.    

   

Le Gouvernement prévoit de confier les aides sociales à des intercommunalités renforcées ? On se rapproche donc du citoyen ?

Mais avec quels moyens puisque l’État ne cesse de baisser ses dotations ? La communauté d’agglomération de La Roche restera toujours plus puissante que trois petites communautés de communes réunies. Où est l’égalité ? Je vous assure que si cette réforme passe, il vaudra mieux être une personne âgée dans un grand centre urbain que dans une zone rurale ! Le Conseil Général permet ce rééquilibrage entre les territoires riches et les territoires pauvres, c’est le garant de la solidarité territoriale.    

    

Vous êtes donc contre une réforme territoriale ?

Absolument pas ! Il faut de grandes régions, mais qui soient très spécialisées sur le développement économique et les grandes infrastructures. Des régions trop puissantes, c’est prendre le risque de fragiliser l’unité française. En revanche, le Conseil Général est nécessaire dans les zones rurales. Sinon, nous aboutirons à de grands déserts administrés par des méga administrations. Et ce sont les personnes les plus modestes et les plus isolées qui en feront les frais.    

    

Comment allez-vous réagir face au projet du Gouvernement ?

À la vendéenne ! C’est-à-dire en appelant à la mobilisation générale. Nous avons commencé par réunir 1 200 personnes le 25 juin dernier à Chantonnay ( voir la vidéo de la session). Tous ont témoigné de leur attachement à la Vendée et de leur détermination à ne pas la voir disparaître.    

    

Et le mouvement va continuer ?

Bien sûr, ce n’est que le début. Dans ce combat, nous avons un atout exceptionnel, ce sont les Vendéens et les Vendéennes : 86 % se déclarent attachés au département, 80 % refusent sa disparition et demandent à être consultés.    

    

Quelle leçon tirez-vous de ce sondage ?

Que quand on nous dit que le département c’est ringard, que la modernité c’est nécessairement la ville, cela ne correspond ni à la réalité, ni au souhait des gens. D’ailleurs, pourquoi tant de citadins choisissent de venir vivre en Vendée ? Les Vendéens aiment la Vendée, ils y tiennent, et c’est une force irrépressible. 
      

Voir les résultats du sondage : 

 

    

Concrètement, qu’allez-vous proposer ?

Nous venons de lancer une grande campagne de sensibilisation et une pétition : « la Vendée, j’y tiens ! ». S’il le faut, nous accentuerons la pression avec des actions de mobilisation encore plus bruyantes, pour qu’on entende la voix de la Vendée à Paris. Et je vous promets qu’on va l’entendre ! C’est pourquoi j’appelle tous les Vendéens qui aiment à la Vendée à le dire haut et fort. Nous avons mené bien des combats, tous ensemble, et nous gagnerons encore celui-là !    

>>> Voter pour le maintien de la Vendée      

    

     

Le projet de réforme territoriale, c'est quoi ? 

    

    

Les Vendéens attachés à leur département 

    

    

Ils aiment la Vendée et ils le disent ! 

    

    

Discours de Bruno Retailleau (VIDEO) 

    

    

Témoignages de 5 dirigeants vendéens (VIDEO) 

   

VIDEO - Ma Vendée j'y tiens !

VIDEO - L'ADN de la Vendée

VIDEO - Sondage IFOP