Conseil départemental de la Vendée

En Vendée, 1 médecin urgentiste pour presque 6000 passages

Publié le 24/09/2021 à 18:12
Modifié le 07/10/2021 à 12:20

Les conseillers départementaux alertent et demandent le maintien des services de proximité des urgences et du Smur 7 j/7 et 24h/24 dans tous les hôpitaux de Vendée.  

 « On ne peut pas continuer ainsi ». L’alerte est donnée. La situation de la démographie médicale de la Vendée est jugée « de plus en plus préoccupante » par les élus départementaux. Réunis en session vendredi 24 septembre à l’Hôtel du Département, à La Roche-sur-Yon, ils ont voté à l’unanimité une motion relative à la situation médicale en Vendée. Cette dernière demande le maintien des services de proximité des urgences et du Smur 7 j/7 et 24h/24 sur le site de Luçon, mais aussi dans tous les hôpitaux de Vendée.  

Tout le territoire concerné        

Une introduction de session alarmiste déplorant que la Vendée « est l’un des départements les moins bien dotés en nombre de médecins urgentistes ».  

A Luçon, les inquiétudes sont de plus en plus nombreuses autour du risque de fermeture des urgences et du Smur. Une pénurie constatée partout en Vendée. Le département compte 1 médecin urgentiste pour 5933 passages aux urgences contre 1 médecin pour 3336 passages en Pays de la Loire et 1 médecin pour 2619 au niveau national. Le Centre hospitalier départemental (CHD), et donc la Fédération médicale intra-hospitalière, a admis cet été un manque de médecins urgentistes à La Roche-sur-Yon, Challans, Les Sables d’Olonne, Fontenay-le-Comte, Montaigu et Luçon. 

Manque de généralistes 

« En Vendée, dans l’ensemble des services d’urgences, il manque 40 équivalents temps-plein de médecins urgentistes, dont 16 rien que pour le site de La Roche-sur-Yon », déplorent les élus du Conseil départemental. « Le problème des urgences découle du manque de médecins généralistes sur le territoire », alerte plus largement Alain Leboeuf. 

Dans la motion votée, ces derniers regrettent « une nouvelle fois, que les sapeurs-pompiers vendéens assurent un nombre croissant de transports de personne plus long et apparaissent comme des variables pour pallier les carences de l’Etat ». 

« Ce travail n’est qu’un début » 

Avec des besoins de soins croissants en raison notamment de la grande vitalité démographique du département et de la spécificité touristique du territoire, les conseillers départementaux demandent « à ce que la Vendée ne soit pas oubliée ». 

« Ce travail n’est qu’un début », souligne le Président complété par Nicolas Chénéchaud, conseiller départemental délégué à la Démographie médicale. « Il ne s’agit pas d’une compétence du Département mais il nous appartient en tant qu’élus locaux d’alerter sur ces sujets ». 

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