Conseil départemental de la Vendée

Thomas Ruyant : expérience récente mais concluante

Publié le 02/11/2020 à 09:10
Modifié le 02/11/2020 à 09:14

Le Dunkerquois Thomas Ruyant a rejoint la voile de compétition sur le tard mais ses performances au large et sa ténacité le hissent au rang des favoris de ce Vendée Globe. 

Thomas Ruyant, 39 ans, s’affiche en haut du tableau des pronostics de cette édition. Sa première participation au Vendée Globe en 2016 a marqué les esprits. Peu avant Noël, son Imoca percute un Objet flottant non identifié (Ofni) et se disloque au large de la Nouvelle-Zélande. Mais le marin n’abandonne pas le navire et le ramène miraculeusement au port. Bien que déçu, cette mésaventure héroïque ne démotive pas le Dunkerquois, bien au contraire. Dès lors, il met tout en œuvre pour affronter de nouveau l’Everest des mers et se positionner dans les favoris. Avec les investisseurs, ils construisent un monocoque de 60 pieds dernière génération et s’entourent d’équipes de pointe.
Un mois et demi après la mise à l’eau de son Imoca, il termine avec Antoine Koch à la cinquième place de la Transat Jacques Vabre 2019, et sa troisième position sur la Vendée – Arctique – Les Sables à l’été 2020 le conforte dans son ambition de jouer les tout premiers rôles lors de ce tour du monde en solitaire. « Je sais que j’ai une formidable machine, préparée par une vraie dream team avec des partenaires de qualité, explique le skipper. Pour ce Vendée Globe j’ai envie de me mettre au niveau. » 

Heureux hasard
S’il compte aujourd’hui briller au Vendée Globe, ce sportif dans l’âme n’en a pas toujours rêvé. Enfant, c’est en famille que Thomas Ruyant découvre la voile mais la course et le hockey sur glace le passionnent tout autant. Sportif complet, il suit des études en Sciences et techniques des activités physiques et sportives (Staps). À la fin de son cursus, sa trouvaille d’un mini 6,50 à vendre sur un parking de Dunkerque est déterminante. Achat, rénovation du voilier et c’est parti pour la Mini Transat, sa première grande expérience en solo qui va le convaincre de continuer.
En 2009, il remporte la Transat 6.50 entre La Rochelle et Salvador de Bahia au Brésil. En 2010, sa victoire sur la Route du Rhum dans la catégorie des Class 40 clôt une saison sportive où il s’est imposé sur l’ensemble des compétitions du circuit. Suivent alors trois saisons sur la Solitaire du Figaro avant l’aventure sans escale et sans assistance en 2016 dont on connaît la fin épique. Cette fois, les foils impressionnants de son Imoca LinkedOut lui permettront de voler sur l’eau et qui sait, peut-être, de survoler cette 9e édition… 

Demain, retrouvez le portrait de Charlie Dalin, l’architecte exigeant. 

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