Conseil départemental de la Vendée

Armel Tripon, le skipper masqué

Publié le 30/10/2020 à 12:42
Modifié le 04/11/2020 à 17:52

Le dernier à l’eau, le dernier qualifié mais le premier sur le ponton. Armel Tripon a sorti son Imoca dans les tous derniers mois. Pourtant, le 8 novembre, son bateau l’Occitane sera à la pointe du ponton Vendée Globe, prêt à emprunter le chenal des Sables-d’Olonne. À 45 ans, le Nantais qui découvre le monde de l’Imoca débarque également sur son premier Vendée Globe « sans appréhension mais avec excitation », glisse-t-il. Il pourra aussi s’appuyer sur son expérience de vieux loup de mer rompu aux joutes océaniques. 

Mini, Route du Rhum… et bientôt Vendée ! 

Depuis ses débuts dans les années 2000, il a tout essayé, a souvent été placé et a parfois gagné de beaux trophées comme lors de la Mini transat 6.50 (2003), à la route du Rhum en 2018 dans la catégorie Multi 50, en passant par la Class 40 et la transat Les Sables-Horta-les Sables en 2013. Un palmarès qui le place dans la catégorie des outsiders de cette 9e édition. Ses collègues marins le connaissent bien mais il avance masqué malgré lui sur son premier tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. Le chantier de son bateau a pris du retard et L’Occitane n’a été a mis à l’eau qu’en début d’année.  

« Les bateaux ? Des vrais pur-sang qu’il faut gérer » 

Son voilier bénéficie des toutes dernières technologies mais il n’a pas encore éprouvé toutes ses capacités car avec le confinement, Armel Tripon a très peu couru dessus. Cet été, il a abandonné rapidement sur le prologue du Vendée Globe, la Vendée-Arctique-Les Sables et s’est finalement qualifié dans les dernières semaines avec 7 000 miles parcourus à bord. Suffisant pour prétendre jouer les premiers rôles ? Pas sûr car il vaut mieux bien connaître son bateau pour appréhender une course longue et savoir jusqu’où on peut emmener sa machine. Mais le skipper a cette expérience de la vitesse avec deux saisons juché sur des Multi 50 qui vont vite et tapent fort les vagues. « Les Imoca avec les foils sont de vrais pur-sang et comme dans les multi, ils ne demandent qu’à accélérer tout le temps. Il faut gérer cette puissance donc c’est une donnée à intégrer », prévient Armel Tripon qui pourra compter sur le soutien à distance de sa tribu pour repousser ses limites autour du monde. 

Demain, suite de notre série de portraits avec Nicolas Troussel sur Corum. 

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