Conseil départemental de la Vendée

Manuel Cousin, le goût du risque maîtrisé

Publié le 26/10/2020 à 12:10
Modifié le 26/10/2020 à 12:14

Manuel Cousin se lance dans l’aventure Vendée Globe pour la première fois. Mais à 53 ans, au large, il n’a rien d’un novice…
Manuel Cousin a pris le temps de construire sa carrière avec patience. Installé aux Sables-d’Olonne depuis 2017, ce Normand d’origine débute en optimist à 5 ans pour ne devenir professionnel de la course au large qu’à l’aube de la cinquantaine. « Durant des années, j’ai passé tous mes congés et tous mes week-ends sur l’eau : planche à voile, dériveur, habitable IRC, Class40 et enfin Imoca à temps plein, explique le skipper à l’époque cadre commercial chez Toyota. J’ai patiemment construit mon parcours et je sais que j’ai la chance unique de pouvoir faire de ma passion mon métier. » 

Se dépasser pour réaliser ses rêves 

Une chance qu’il met à profit de causes qui lui tiennent à cœur comme le soutien de l’association Coup de pouce. « Mes courses peuvent aider des enfants des écoles primaires à apprendre à écrire, à lire, à respecter leur environnement si fragile, mais aussi à comprendre que pour concrétiser un rêve il faut se dépasser. »
Lors de ce Vendée Globe, le skipper compte faire vivre son sport, partager ses joies et ses galères et emmener un maximum de personnes autour du monde. « Notre stade à nous est immense et magnifique mais malheureusement on ne peut pas avoir de supporters proches de nous. C’est donc à nous de nous rapprocher de notre public et d’envoyer de belles images. » 

Boucler en moins de 100 jours 

Sa passion communicative n’évince pas son âme de compétiteur. Seul skipper de la classe Imoca à avoir couru et terminé toutes les courses du calendrier depuis deux ans, cet optimiste audacieux sait ce qu’il vise. Armé du bateau Groupe Setin, pour sa première participation au Vendée Globe son objectif est limpide : boucler en moins de 100 jours et figurer dans le top 5 des bateaux à dérives droites. « Je ressens un mélange d’excitation, d’envie, un peu d’appréhension bien sûr, et aussi de la fierté, confie le navigateur. Courir le Vendée Globe, c’est l’aboutissement d’une aventure humaine unique. Etre sur l’eau en solitaire durant 100 jours, c’est une expérience incomparable, on en revient forcément changé. » 

Demain, retrouvez la suite de notre série de portraits consacrée aux skippers du Vendée Globe avec Clément Giraud. 

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