Conseil départemental de la Vendée

Maxime Sorel souffle un vent nouveau sur le Vendée Globe

Publié le 09/10/2020 à 11:59
Modifié le 09/10/2020 à 15:14

C’est la bonne bouille de cette 9e édition du Vendée Globe ! Avec sa mèche blonde et son regard azur, Maxime Sorel a déjà en tête la descente du chenal du Port Olona qu’il empruntera pour son premier tour du monde. Un rêve qu’il s’apprête à réaliser, lui, le Cancalais bercé par la voile depuis l’âge de 8 ans et sa première classe de mer. Un signe déjà, peut-être, à l’époque quand il se passionne pour la compétition en Optimist ? « Quand tu dois te changer dehors sous la pluie, et que ça caille, ça t’apprend pas mal de choses. », raconte le skipper de 34 ans à Paris Match

Pascal Quintin, la rencontre d’une vie 

Natif de Saint-Malo, Maxime Sorel sillonne les pontons au départ de la Route du Rhum, une course qu’il suit avec le regard qui brille. Et en 2008, c’est le déclic : il rencontre le skipper costarmoricain Pascal Quintin, qui vient de retrouver son bateau perdu au large des Açores lors du Rhum 2006. « Mon père, via sa société, lui a donné un coup de main dans l'optique de la Route du Rhum 2010, se rappelle le marin breton. J’ai trouvé l’histoire passionnante : elle sortait du strict cadre de la compétition, d’autant que Pascal avait construit son bateau lui-même, avec ses potes. » Son goût pour la course au large est donc parti de là avec une envie : « gérer un projet dans son ensemble et pas seulement courir sur les mers. » 

« J’ai bien fait de ne pas arrêter mon métier tout de suite »  

Dans le bain, Maxime Sorel épouse une carrière d’ingénieur d’affaires pendant sept ans sans jamais enlever un pied de l’eau. « Une transition longue » mais qui lui permet avec sa société de rencontrer son sponsor de toujours, V and B, pour monter un projet en Class40. « De 2015 à mi-2017, je continue à travailler sur les réponses aux appels d’offres, jusqu’à ce que mon envie de faire des résultats sportifs prenne le dessus et m’intime de consacrer plus de temps au bateau. J’ai bien fait de ne pas arrêter mon métier tout de suite : il m’a permis de trouver des partenaires. », se félicite le skipper. Un choix payant car il remporte la Transat Jacques Vabre et la Rolex Fastnet Race en 2017 après avoir dominé les « Vintage » de la Class40.  

Un skipper de valeurs  

En 2019, il se lance logiquement dans l’aventure Imoca accompagné par son fidèle partenaire avec un objectif : le Vendée Globe, la course ultime. « Être au départ me rend très fier. », avoue Maxime Sorel adoubé par les « anciens ». « J’ai découvert un gars brillant qui met tout en œuvre pour mener à bien son projet… ça fait du bien de voir cette nouvelle génération de skippers qui arrive avec de belles valeurs : Maxime en fait partie ! », approuve Roland Jourdin, 3e du Vendée en 2001 et qui l’accompagne pour cette édition.  

En parlant de valeurs, Maxime Sorel partira vers les mers du sud en défendant une cause qui lui tient à cœur : la lutte contre la mucovisidose. Un message porté par la tête de dragon dessinée sur sa grand-voile, symbole du souffle dont manque les malades. « Il est surtout là pour montrer que l’on mène un combat positif vers la guérison et la victoire. » La sienne sera de boucler la boucle d’un premier tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. 

Suite de notre série demain avec le portrait de la britannique Miranda Merron qui a abandonné une carrière dans la publicité pour réaliser son « projet d'une vie » : le Vendée Globe. 

+ consultées

Publiées depuis 7 15 30 + jours

Recommandées

Publiées depuis 7 15 30 + jours