Conseil départemental de la Vendée

Les skippers et les soins à bord de leur Imoca

Publié le 10/12/2020 à 16:10
Modifié le 10/12/2020 à 16:21

Pour bien se préparer à leur tour du monde, les skippers doivent anticiper les problèmes à bord : "une galère par jour" répètent-ils à ce sujet. Et pour faire face à toutes sortes de situation en mer, avant de s'élancer, les skippers ont participé à un stage obligatoire de formation aux premiers secours. Apprendre à se faire une piqure en intraveineuse ou à bander un membre blessé, recoudre une plaie profonde (sur un pied de porc pour s’entraîner) font partie des exercices proposés aux marins sous la houlette de médecins urgentistes. Les skippers savent que l’apprentissage de ces gestes est primordial et peut leur sauver la vie, une fois seuls en mer.  

Pharmacie(s) à bord  

Pour compléter le stage, ils partent fortement équipés. Sprays, sutures adhésives, colle cutanée, agrafes… font partie du stock. Il y a différentes trousses : la légère qui est à portée de mains et qui comprend notamment des antidouleurs ; le sac journalier avec des désinfectants, des anti-inflammatoires ou des compresses ; un 3e sac contient des antibiotiques, des seringues et des aiguilles etc. Enfin, prêt à être lancé dans le radeau en cas de naufrage, le sac survie contient des antidouleurs, des antibiotiques et autres bandes de contention… Tous ces produits sont adaptés à une course en solitaire durant laquelle le quotidien est peu ordinaire : l’accident survient à tout moment, rarement un jour de beau temps…. 

De l’ascension du mât à la percussion du poisson volant 

Cette édition ne déroge pas à la règle. Fort heureusement, Kevin Escoffier n’a pas été blessé durant son naufrage. Il n’en demeure pas moins que d’autres skippers ont eu besoin d’utiliser leurs trousses sous la houlette du Docteur Chauve*. Citons notamment Romain Attanasio qui, après l’ascension de son mât, s'est entaillé le mollet et a vu son pied doubler de volume. Damien Seguin s’est quant à lui entaillé le bras en bricolant : il a réussi à bien se soigner en quelques jours. Jean Le Cam, entre autres péripéties sur cette édition, a été attaqué par un poisson volant ! « Ils sont très agressifs, raconte-t-il. Ils ont un petit bec et quand ils foncent sur toi, crac, ils essaient de te mordre, par reflex. » Le marin, filmé par Kevin Escoffier début décembre, expliquait sa fâcheuse rencontre en montrant sa joue blessée. Rien de grave heureusement.  

* Lisez notre article sur le sujet : http://www.vendee.fr/Sports-et-evenements/Vendee-Globe/69960-Jean-Yves-Chauve-Au-large-les-marins-sont-mes-yeux-et-mes-mains 

© Romain Attanasio  

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