Conseil départemental de la Vendée

Le Sablais Sébastien Simon compte jouer les premiers rôles

Publié le 30/10/2020 à 16:40
Modifié le 30/10/2020 à 18:01

Enfant, il regardait les départs du Vendée Globe de sa fenêtre, face au ponton. Le voilà engagé sur la course qui le fait rêver depuis tout petit. Portrait du local de l’étape qui se révèle un sérieux concurrent.  

Sa préparation pour le Vendée Globe a pourtant été semée d’embûches. Ces deux dernières années, le Sablais de 30 ans a fait face à la casse de trois des foils de son bateau Arkea-Paprec dernière génération, dont un en juillet lors de la Vendée-Arctique-Les-Sables-d’Olonne. Le foil bâbord qui lui manquait a été installé et testé le 21 octobre dernier, de quoi partir sereinement en confinement avant le grand jour. Et son confinement est productif, il en profite pour bien étudier la météo : « À priori nous aurons de bonnes conditions au départ. C’est étonnant, à chaque fois que l’on est confiné, il fait beau, on dirait que c’est fait exprès ! », sourit le skipper. Sébastien n’en oublie pas de préparer de quoi s’aérer l’esprit : livres, musique, vidéos et bien sûr quelques bonbons : « Je suis quelqu’un de gourmand et la nourriture influe beaucoup sur mon moral ! ». 

Un talent reconnu par les plus grands 

Ingénieur diplômé, Sébastien Simon débute la course au large au niveau professionnel en 2014. Fort de ses expériences notamment aux côtés de Vincent Riou, vainqueur du Vendée Globe 2004-2005 et aujourd’hui son directeur technique, le Sablais fait parler de lui… jusqu’à entrer dans la cour des grands en 2018 avec trois victoires : sur Le Havre Allmer cup, la Solitaire Urgo le Figaro et le Championnat de France Élite de course au large. De quoi impressionner Armel Le Cléac’h, dernier vainqueur du Vendée Globe : « En gagnant la Solitaire du Figaro, il a prouvé qu’il avait les atouts nécessaires pour aller faire le Vendée Globe avec l’ambition d’aller le plus haut possible. Il pourrait faire partie des bonnes surprises ». 

Bizuth mais confiant  

Pas question de rougir de son statut de bizuth pour celui qui s’inspire de François Gabart : « Le Vendée Globe est une course qui a souvent réussi aux premières participations. Peut-être parce-qu’il y a cette part d’inconnu et d’insouciance qui nous fait aller au bout des choses et avancer sans mettre le pied sur le frein », confie-t-il. Tout en restant réaliste, il ose rêver d’être le premier Sablais à franchir la ligne d’arrivée de l’Éverest des mers à bord de son bateau semi-volant. C’est tout le mal que les Vendéens lui souhaitent ! 

  

Suite de notre série de portraits demain avec Thomas Ruyant qui fait figure de favori avec son bateau tout neuf. 

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