Conseil départemental de la Vendée

3000 km et 45 jours de parking pour être bénévole

Publié le 28/10/2020 à 17:22
Modifié le 28/10/2020 à 17:27

Surmotivés, les 285 bénévoles du Vendée Globe s’impliquent pleinement dans leurs missions à l’image de Daniel qui vient de Côte-d’Or pour prêter main forte et vivre la course différemment. 

Rouge : couleur du danger, de la passion et de l’action, couleur de la Vendée mais aussi des bénévoles du Vendée Globe ! Polaire ou parka écarlate rivée sur le dos, on ne passe pas à côté, au sens propre comme au figuré. Parking, entrées, pontons, PC course… Ils sont partout, garants du bon fonctionnement du village et de sa sécurité. 

Une mission que Daniel prend très à cœur. À 71 ans, lui et sa femme n’ont pas hésité à parcourir 700 km depuis Meursanges, en Côte-d’Or, pour compléter les équipes. « Nous sommes arrivés en camping-car le 29 septembre. Notre départ à nous se fera le 10 ou le 11 novembre », explique ce retraité passionné de voile. Quarante-cinq jours et nuits sur place, au plus près du village. « J’ai eu du mal à trouver une place de parking pour aussi longtemps, confie Daniel. C’est un investissement humain et financier. Il faut vraiment le vouloir. » 

3000 km pour « rendre service »
Un premier aller-retour au mois de juin était nécessaire pour la réunion de préparation. Au total, le couple aura parcouru environ 3000 km pour être au plus près de la course « et rendre service ». À raison de trois à quatre heures de vacation par jour, cinq à six jours par semaine, pas le temps de visiter le village. « Nous avons réservé un créneau sur le site, comme tout le monde », souligne Daniel, ravi de sa première participation en tant que bénévole. « Je serai là dans quatre ans. Je vais d’ailleurs le signaler à Martine avant de partir. » 

« Martine », c’est la présidente de l’association des Bénévoles des Olonnes partenaire du Vendée Globe. Quotidiennement, elle encadre entre 220 et 230 volontaires sur le village. « Nous n’avons pas de difficulté à recruter pour la course. Les bénévoles vivent l’événement de l’intérieur, différemment. C’est ce qu’ils viennent chercher », relate Martine Clemenceau. 

Accès privilégiés 

Une motivation partagée par Catherine et Sébastien, bénévoles sur le Vendée Globe pour la première fois. Retraitée, elle est venue par le biais d’une amie. Lui vit le départ en tant que spectateur depuis 2008. « Cette fois je rencontre du monde. On voit l’événement autrement. » Ce jour-là, ils sont au parking réservé à l’organisation, « pas le poste le plus intéressant pour ça », sourient-ils. Catherine préfère contrôler les accès des zones Équipage, Presse ou encore le PC course « où il y a de l’interaction ». Le prix de l’accès à ces espaces privilégiés ? Un test PCR passé chaque semaine. 

« Bip », « bip »… sur le ponton, armé de sa « zapette » Roger scanne les badges qui donnent accès au passage réservé aux équipages. « Quand c’est vert, ils peuvent y aller », explique le retraité fraîchement arrivé aux Sables-d’Olonne. Il s’interrompt, pas de côté agile, tend sa zapette et « bip ». On ne laisse rien filtrer. Sam Davies arrive, pas de laissez-passer. « Bip ». C’est vert, bien sûr… 

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