Conseil départemental de la Vendée

Le Vendée Globe, un virement de bord dans la vie de Sébastien Destremau

Publié le 28/10/2020 à 12:28

Dernier du Vendée Globe 2016, Sébastien Destremau repart pour un deuxième tour du monde en solitaire avec un message : « Merci ».  

« Le Vendée Globe tu le gagnes ou tu le termines ! Le reste c’est de la littérature ». 18e il y a quatre ans après 124 jours éreintants en mer, Sébastien Destremau sait de quoi il parle. Épuisé, les côtes cassées et sans nourriture pour terminer la course, le skipper toulonnais s’est fait mal pour couper la ligne : « Le seul adversaire que tu as dans le Vendée Globe, c’est toi-même ». Ses épreuves, ses frayeurs, ses joies, le skipper les a contés dans son livre Seul au monde, 124 jours dans l’enfer du Vendée Globe. Aujourd’hui, il souhaite replonger dans cette aventure pour se prouver qu’il a à nouveau la capacité de réussir.  

Une émotion, un déclic   

Bercé par la voile et le bateau familial sur lequel il embarquait avec ses parents et son frère jumeau, Sébastien Destremau n’a pourtant jamais rêvé de la course au large en solitaire. C'est donc en 2012 que le coup de foudre entre le Vendée et le skipper a opéré alors que ce dernier s’apprête à commenter la course pour une chaine de télévision. « À la veille du départ, avant que 20 skippers s’élancent à la conquête de l’inutile, j’étais sur le ponton. Il faisait nuit, froid, il y avait du vent, l’atmosphère était lourde, raconte Destremau sur vendeeglobe.org. Et puis j’ai ressenti une émotion, j’ai regardé un ami et je lui ai dit : “Dans quatre ans, tu largueras ma dernière amarre” ». 

Le tour du monde aux énergies renouvelables  

Pari tenu ! Huit ans plus tard, le voici de nouveau au départ de l’Everest des mers grâce « à une simple émotion qui a changé (sa) vie. »  Pour ce nouveau challenge, Sébastien Destremau embarque un message écrit sur sa grand-voile : « Merci ». « C’est pour manifester ma gratitude envers tous ceux qui nous ont soutenus. On est chanceux d’être là alors j’ai eu envie de dire merci, tout simplement », explique l’homme de 56 ans. Pour cette édition, l’Imoca du marin varois remercie aussi la planète. Comme Conrad Colman qui était à la barre en 2016-2017, Sébastien Destremau tente l’aventure en utilisant uniquement des énergies renouvelables.  

Cette année encore, l’objectif de lanterne rouge du dernier Vendée reste donc le même : arriver aux Sables d’Olonne peu importe la place mais avec l’expérience en plus. « J’espère pouvoir boucler mon tour du monde en moins de 124 jours. Est-ce que je suis confiant ? Non, parce que je sais à quel point c’est dur ».   

Suite de notre série demain avec le Japonais Kojiro Shiraishi qui rêve de devenir le premier asiatique à franchir la ligne d’arrivée du Vendée Globe. 

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