Conseil départemental de la Vendée

Isabelle Joschke, navigatrice déterminée et engagée

Publié le 21/10/2020 à 11:41
Modifié le 21/10/2020 à 11:43

Pour sa première participation au Vendée Globe, Isabelle Joschke ose rêver d’une place dans le top dix. Elle s’en donne les moyens et, à travers son aventure, espère susciter des vocations. 

C’est en effectuant des stages aux Glénans et à Concerneau qu’Isabelle Joschke, alors âgée d’une vingtaine d’années, a un véritable coup de foudre pour la voile. Diplômée d’une maîtrise en lettre classiques, elle passe ensuite deux brevets : l’un pour devenir éducateur sportif et l’autre skipper. À 27 ans, elle achète son premier bateau, s’engage dans l’aventure de la Mini Transat et remporte sa première étape en 2007. Après quatre saisons en Mini, huit sur le circuit Figaro Bénéteau et une en Class40, la navigatrice franco-allemande se lance dans l’aventure Imoca en 2017 avec comme objectif le Vendée Globe 2020-2021. C’est chose faite. 

Une préparation physique et mentale intense 

« Le Vendée Globe est pour moi l’aventure par définition : une immense part d’inconnu et de nombreux défis à relever », confie-t-elle. Reconnue par sa force de caractère et sa détermination, la navigatrice de 43 ans se donne les moyens d’effectuer une belle course. Et pour une bonne performance sportive, la santé ne doit pas être mise de côté. Méditation, pilates, sport, accumulation de sommeil et bonne nutrition sont au cœur de son intense préparation physique et mentale. En parlant de nourriture, Isabelle partira sans doute avec les ingrédients de l’une de ses recettes favorites, le guacamole aux algues ! 

Un team manager de prestige 

La skipper bénéficie des services de son glorieux ainé, Alain Gautier. « Isabelle est un excellent marin, très attentive vis-à-vis de son matériel à bord. Elle ne lâche rien, elle est dotée d’une détermination à toute épreuve », glisse le vainqueur du Vendée Globe 1992-1993 et coach d’Ellen MacArthur en 1999, devenu aujourd’hui le Team manager d’Isabelle Joschke ainsi que son skipper remplaçant. « Je vivrai ce 9e Vendée Globe à travers un autre prisme et je suis heureux d’être à ses côtés pour vivre et partager cette aventure exceptionnelle », ajoute-t-il. Alain Gautier est également le propriétaire de l’Imoca MACSF sur lequel la navigatrice va se lancer. Ce bateau avait permis à Yann Eliès de terminer 5e du Vendée Globe 2016-2017. Il a depuis été remis à neuf pour être plus rapide et mieux adapté à Isabelle avec notamment l’ajout de foils, un nouveau mât et une nouvelle répartition des ballasts. 

Engagée en faveur de la mixité 

En 2016, aucune femme n’avait pris le départ de l’Éverest des mers. Cette année, elles sont six. « C’est la première fois qu’il y a autant de femmes au départ, c’est très bien, mais en même temps, nous sommes que 6 sur 33… », relativise la navigatrice. À travers son association Horizon Mixité, créée en 2012 avec la journaliste Martine Gauffeny, Isabelle Joschke s’engage pour l’égalité homme-femme dans le monde de la course au large et du sport en général (éducation, entreprise, sports, politique). « Les jeunes filles pensent trop souvent que la course au large n’est pas un milieu fait pour elles. Ce n’est pas vrai. Malgré la difficulté physique, les femmes réussissent aussi bien que les hommes ». Preuve en est en 2000 lorsqu’Ellen MacArthur termine deuxième, juste derrière Michel Desjoyeaux. Isabelle Joschke fera-t-elle aussi bien ? Réponse à partir du 8 novembre. 

   

Demain, suite de notre série de portraits consacrés aux skippers du Vendée Globe avec Didac Costa, marin catalan de retour après un premier Vendée Globe, en 2016, semé d'embûches. 

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